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Les causes et les facteurs de risques des cancers gastriques sont aujourd'hui bien connus. On sait que les risques de cancer gastrique sont plus importants chez les personnes :

  • âgées et de faible niveau socio-économique ;
  • qui présentent une infection par l' ;
  • qui présentent une maladie parodontale (gingivite ou parodontite) ;
  • qui ont une mauvaise alimentation ;
  • qui consomment du tabac et/ou de l'alcool en trop grande quantité ;
  • qui ont suivi un traitement aux inhibiteurs de la pompe à protons pendant deux ans ou plus (risque de cancer de l'estomac multiplié par 8) ;
  • qui ont été opérées de l'estomac ;
  • qui présentent des polypes gastriques ;
  • qui souffrent de certaines pathologies rares (maladie de Biermer ou maladie de Ménétrier).

Il existe également un facteur héréditaire. Par ailleurs, du point de vue du décodage biologique des maladies, le cancer de l'estomac est lié à un intense conflit émotionnel.

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Âge et statut socio-économique : causes de cancer gastrique

Le risque de développer un cancer de l'estomac augmente avec l'âge. En effet, les personnes âgées de plus de 50 ans présentent davantage de risques que les autres. Ainsi, deux tiers des patients ont plus de 65 ans.

Par ailleurs, certaines études estiment qu'il existe un lien entre le statut économique et social et le taux de cancer. On recense en effet plus de cas chez les personnes dont le statut socio-économique est faible.

Infection par l'Helicobacter pylori : facteur de risque de cancer de l'estomac

L'infection par l'Helicobacter pylori (une bactérie) est le principal facteur de risque de développer un cancer gastrique (c'est un cancérigène de classe I). Or, même si l'incidence de l'infection à H. pylori est en diminution dans les pays industrialisés, entre 20 et 50 % des Français sont touchés (50 % pour les personnes âgées).

Environ 2 % des malades touchés par la bactérie et présentant une gastrite atrophique (inflammation chronique de l'estomac) développeront ce type de cancer.

L'importance du risque dépend de facteurs tels que :

  • la virulence de la bactérie et la sévérité de la gastrite qu'elle a engendré ;
  • la réaction du patient ;
  • l'environnement.

On sait par ailleurs que 2 % des malades qui présentent un ulcère de l'estomac (dont l'H. pylori est la cause principale) développeront un cancer.

Cause potentielle du cancer de l'estomac : l'alimentation

L'alimentation joue un rôle très important dans la survenue des cancers de l'estomac. Il faut notamment veiller à limiter sa consommation de produits fumés et de sel et augmenter celle de fruits et légumes.

Produits fumés, vinaigrés, amidonnés : à consommer avec modération

Le développement d'un cancer gastrique est favorisé par une consommation excessive de viandes et poissons fumés (qui contiennent des nitrates). De façon générale, une association est suggérée par les données épidémiologiques entre le cancer de l’estomac et les cuissons à haute température (fritures, grillades, barbecue), mais avec un niveau de preuve limité.

De plus, la consommation de légumes au vinaigre, de préparations contenant de l'amidon et pauvres en fibres constitue un facteur de risque.

Maîtriser sa consommation de sel

De même, le sel est irritant pour l'estomac. Ainsi, en consommer plus de 5 g/jour fragilise la muqueuse et participe à favoriser l’infection par l'H. Pylori. Ce fait pourrait en partie expliquer que les pays asiatiques sont très touchés par le cancer de l'estomac car la sauce soja est un produit extrêmement salé.

Privilégier les fruits et légumes

Par ailleurs, une trop faible consommation de fruits et de légumes favorise également les cancers gastriques.

Inversement, une alimentation riche en céréales complètes, en fruits et en légumes frais, qui contiennent des vitamines A et C, aide à réduire le risque de cancer de l'estomac.

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La consommation de tabac favorise la survenue de cancer gastrique

Le fait de consommer du tabac augmente les risques de développer un cancer de l'estomac (notamment dans la zone du cardia, c'est à dire au niveau de la partie haute de l'estomac, près de l'œsophage).

Le risque augmente proportionnellement à la quantité de tabac fumé et à la durée de consommation. Il semblerait que les personnes victimes de tabagisme passif soient elles aussi plus à risque.

Par ailleurs, l’alcool est également impliqué dans le cancer de l’estomac, avec un niveau de preuve « probable » (source : Fiche repère. Nutrition et prévention des cancers, Institut national du cancer).

Opération de l'estomac

Les personnes opérées de l'estomac présentent elles aussi davantage de risques de développer un cancer de l'estomac.

Ce phénomène concerne notamment les personnes qui ont subi une gastrectomie partielle par opération de Billroth II (ablation du pylore et de la majeure partie de la petite courbure de l'estomac) destinée à traiter une maladie non-cancéreuse telle qu'un ulcère compliqué par exemple. En effet, en raison de la diminution de sécrétion d’acide chlorhydrique qu'entraîne ce type d'intervention, la prolifération des bactéries pourrait être favorisée.

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Pathologies rares qui peuvent entraîner un cancer gastrique

Les deux principales pathologies rares susceptibles de favoriser la survenue d'un cancer de l'estomac sont les maladies de Biermer et de Ménétrier.

Maladie de Biermer

La maladie de Biermer (ou anémie pernicieuse) est une pathologie relativement rare puisque son incidence est de 1/11 000. On la retrouve essentiellement chez des personnes âgées de plus de 60 ans.

Elle se caractérise par un déficit en vitamine B12 en raison de l'absence de facteur intrinsèque, une protéine du suc gastrique permettant l'absorption de cette vitamine.

La maladie de Biermer s'associe à une gastrite (parfois liée à une infection par l'Helicobacter pylori) ainsi qu'à des symptômes tels qu'une dyspepsie (troubles gastriques entraînant une perte d'appétit, des maux de ventre, des nausées, des vomissements, des brûlures gastriques et des ballonnements) et une inflammation de la langue.

Concrètement, la maladie se traduit par la destruction de cellules permettant de fabriquer le facteur intrinsèque et elle est souvent associée à des pathologies auto-immunes (thyroïdite auto-immune, hypoparathyroidie idiopathique et diabète de type 1 notamment).

Cette pathologie se traduit par une anémie avec :

  • une asthénie (grande fatigue) ;
  • un teint pâle ;
  • une tachycardie ;
  • des paresthésies ;
  • des troubles de la marche et une rigidité des membres ;
  • des troubles de l'humeur.

Le traitement de la maladie de Biermer consiste à réaliser des injections intramusculaires mensuelles de 100 µg de vitamine B12 à vie. Sans traitement adapté, cette pathologie entraîne un cancer de l'estomac dans 2,4 % des cas.

Maladie de Ménétrier

La maladie de Ménétrier, qui prend également le nom de gastrite hypertrophique géante, est une maladie pré-cancéreuse très rare de l'estomac. Comme son nom l'indique, la maladie est caractérisée par une inflammation de l'estomac (gastrite) avec, au niveau du fundus, une hypertrophie géante des cellules. Cela crée de grands plis au niveau de la muqueuse. S'y associent une atrophie glandulaire et un épaississement de la muqueuse gastrique.

La maladie de Ménétrier se traduit par :

  • des douleurs épigastriques ;
  • des vomissements ;
  • de l'anorexie et une perte de poids.

Cette pathologie est associée à un cancer gastrique dans 10 à 15 % des cas.

Antécédents familiaux et hérédité : potentiels déclencheurs d'un cancer gastrique

Des facteurs génétiques héréditaires pourraient expliquer la survenue d'un cancer de l'estomac. Ainsi, les personnes dont les parents du premier degré ont eu un cancer de l'estomac présentent davantage de risques d'en développer un à leur tour.

Ainsi, certains cancers de l'estomac font leur apparition chez des personnes prédisposées génétiquement. Ces cancers surviennent chez des sujets relativement jeunes. Néanmoins, ces cas demeurent exceptionnels.

Les formes de prédispositions génétiques au cancer de l'estomac sont associées à diverses pathologies :

  • au syndrome de Lynch (mutation de gènes chargés de corriger les erreurs de multiplication cellulaire et de réplication de l'ADN) avec un risque cumulé de cancer de l'estomac de 5 % à 70 ans ;
  • au syndrome Peutz-Jeghers (mutation du gène STK11 responsable de la formation de polypes au niveau des muqueuses intestinales et gastriques) ; 
  • au syndrome de Li-Fraumeni (syndrome familial qui prédispose à diverses tumeurs et dû à une mutation du gène TP53 ou CHEK2) ;
  • aux cancers gastriques diffus héréditaires liés une mutation du gène CDH1 (gène de la protéine E-cadhérine) affectant le chromosome 17 et caractérisés par la propagation dans tout l'estomac de cellules cancéreuses ne formant pas un bloc tumoral dans une région (d'où l'appellation de cancer diffus).

Les cancers gastriques associés à cette mutation font généralement leur apparition avant l'âge de 40 ans.

Point de vue du décodage biologique des maladies

Si on se place du point de vue du décodage biologique des maladies (ou biodécodage), le cancer de l'estomac exprime la difficulté à gérer un événement vécu comme indigeste. Ainsi, ce cancer serait une réponse biologique à un choc émotionnel (ou biochoc) précisément lié à ce ressenti.

En effet, pour optimiser la digestion, l'estomac peut mettre en place un adénocarcinome capable de produire plus d'acide gastrique afin d'aider à digérer cet événement indigeste.

Les différents conflits émotionnels susceptibles d'entraîner l'apparition d'un cancer gastrique peuvent être :

  • un conflit de manque associé à un conflit indigeste : « ça m'est resté sur l'estomac » ou « je n'ai pas ce que je veux » ou « j'ai ce que je ne veux pas » ;
  • une incapacité à pouvoir digérer le morceau (ne pas parvenir à accepter quelque chose) ;
  • un conflit source d'ennuis, de tensions ou d'agacements lié à la « bouffe » au sens large (c'est à dire à toute chose qui nous importe et qui nous nourrit), notamment dans l'environnement familial ;
  • un conflit très profond avec une personne qu'on ne peut pas éviter et qui nous reste sur l'estomac.

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